mercredi 22 janvier 2014

La librairie Les Modernes (Grenoble) a rencontré Oskar éditeur


«Oskar ne quitte jamais son chapeau, c’est même à ça qu’on le reconnaît. C’est un chapeau singulier, commun et exotique à la fois, un peu bohémien, un peu sioux, élégant, généreux et rebelle. C’est le chapeau d’Oskar quoi…» Et c’est cet Oskar-là que j’ai décidé de vous présenter. Par Gaëlle Partouche, librairie Les Modernes, Grenoble

Bertil et Françoise Hessel par Benoit Morel


(...) Histoire d’entrer direct dans le vif du sujet, je lui demande: «Monsieur Hessel, ça veut dire quoi pour vous, être un éditeur indépendant?». Il me répond que c’est comme un libraire indépendant, un éditeur indépendant, «ça prend des risques sur des trucs pas évidents», ça choisit (de publier) ce qui l’intéresse, lui personnellement, ce qu’il a envie de défendre, ce qui correspond à ses idées et au désir puissant de les partager. Je me dis que c’est vraiment vrai, ça: nous sommes souvent de grands idéalistes très sûrs de nous-mêmes et de nos choix, qui voulons faire plaisir au plus grand nombre en restant libres, libres, libres! Mais bon, il y a aussi le principe de réalité…

Alors hop, je lui colle la question du modèle économique: «Monsieur Hessel, comment fait-on actuellement pour survivre en restant libre dans cette chaîne qui semble perdre ses maillons les uns après les autres?» Lui de me répondre que, bien évidemment, «c’est difficile», mais que conserver une petite structure légère de quatre personnes, dont son épouse éditrice, en faisant appel à l’extérieur pour ce qui est des directeurs de collection et directeurs artistiques, ça aide. Et que surtout – surtout! – on se doit de rester agile et de se renouveler sans cesse tout en étant très fortement identifié par ses lecteurs et ses prescripteurs acquis ou potentiels; et qu’on se doit bien sûr aussi d’être proche des libraires avec une diffusion amicale et pas trop “Volumineuse” (ndlr: professional joke!), une communication entretenue sur les nouveautés et les collections via la newsletter et les réseaux. En somme, un jeu très collectif. (...)


Lire l'intégralité de l'article dans le n°66 de Citrouille, disponible actuellement dans les Librairies Sorcières