mardi 29 avril 2014

«Flon-Flon et Musette, ce n’est pas comme un autre livre que je connais.» (Cléo, 6 ans)


Les Librairies Sorcières sont celles, aussi, qui font vivre les livres du fonds jeunesse. La librairie Les Croquelinottes de Saint-Etienne vient ainsi de remettre sur le devant de son blog Flon-Flon et Musette, l'album d'Elzbieta publié par L'École des Loisirs. A sa parution en 1993 - rien de neuf sous le soleil ! - l'album fit grincer quelques dents…  Celles, par exemple, de parents d'élèves qui écrivirent à l'éditeur. En 1994, le n°7 de Citrouille proposa alors à Suzy, une institutrice de maternelle, et à Cléo, une enfant de six ans, de réagir. Un an plus tôt notre revue publiait un texte où Elzbieta expliquait le pourquoi de son ouvrage. Mis en ligne quelques années plus tard, l'ensemble provoqua les commentaires d'internautes. A l'occasion de l'article de la librairie les Croquelinottes, revoici le tout...

Elzbieta

Le texte d'Elzbieta

La haie d'épines

Tandis que les adultes spéculent sur les causes économiques, sociales ou politiques des guerres, tandis qu'ils en justifient ou en accusent les acteurs, qu'ils en analysent les évènements, en jugent ou dissimulent les crimes, sans pour autant jamais parvenir à en empêcher le retour, les enfants, eux, ruminent, le plus souvent secrètement, l'énigme véritable de cette malédiction. 

Provisoirement libre de raisonnements idéologiques ou de nostalgies, l’enfant s'interroge sans détours trompeurs sur des vérités élémentaires : qu'est-ce que la guerre ? Quelle raison absurde, insupportable, plus forte que l'amour de leurs enfants, oblige les humains à accepter de tout perdre, y compris la vie ? Et puis, qu'est-ce que la cruauté ? Pourquoi tel groupe humain est-il choisi pour ennemi ? Pourquoi est-il décrété intrinsèquement mauvais ? Et s'il l’est, par quel miracle peut-il un jour, par sa défaite ou sa victoire, cesser de l'être ? 

Les enfants savent que les grandes personnes, pas plus qu eux-mêmes, ne connaissent les réponses à ces questions, et ils pressentent l'arbitraire de la désignation des coupables ou des victimes même si, par loyauté, ils tentent d'ajuster leur pensée aux rationalisations ambigües des adultes en cherchant sur l’ennemi désigné les stigmates justifiant sa condamnation.

Basée sur mes propres expériences d'enfant dans la guerre, la séparation que raconte Flon-Flon et Musette ne doit pas être prise seulement pour l'expression d'une séparation purement physique et affective. La baie d'épines subitement dressée symbolise tout interdit arbitraire, tout système de tri infamant.

Elzbieta




Les lettres des parents

S'endormir l'âme en paix (lettre d'un parent à l'éditeur)

Flon-Flon et Musette ne correspond pas exactement, je l'avoue, à ce que j'attends d'un ouvrage destiné à de jeunes enfants. De fait Flon-Flon et Musette, sous un titre à la sonorité somme toute innocente, s'avère n'être qu'un recueil d'horreurs. Il est surprenant qu'un éditeur tel que vous ne pense pas que ses livres sont souvent destinés à être lus au chevet des enfants.

Si l'histoire qui nous occupe, et qui me préoccupe, commence d'une manière classique et irréprochable -d'un point de vue pédagogique j'entends- la dégénérescence qui s'ensuit est atterrante ! Que cela soit d'un point de vue graphique (cf. les illustrations montrant des animaux morts ainsi qu'un père, décoré soit, mais estropié tout de même) ou encore d'un point de vue narratif. En effet, la mise en scène de la guerre dans une histoire destinée à des enfants ne me parait opportune dans un monde certes encore en guerre mais tendant, j'ose I'espérer, à s'acheminer vers une paix universelle et souhaitée. Il me paraît improbable qu'un enfant qui serait élevé en écoutant de telles insanités devienne, malgré une fin d'histoire charmante et édifiante, un "foudre de paix".
Une des dernières phrases, prononcée par le père qui plus est, illustre tout à fait mon point de vue : «La guerre ne meurt jamais, mon petit Flonflon. Elle s'endort seulement de temps en temps. Et quand elle dort il faut faire très attention de ne pas la réveiller». Quelle belle perspective pour un enfant ! Que sont devenus nos contes d'antan, où "ils se mariaient et avaient beaucoup d'enfants", au son desquels l'on s'endormait un sourire aux lèvres et la paix dans l'âme ? Tout en acceptant une modernisation nécessaire, en parallèle à celle du monde, je pense qu'il est encore possible d'inventer des histoires qualifiables de belles et joliment illustrées.

Un conte débile (lettre d'un parent à l'éditeur)

Monsieur le Directeur, mon fils est arrivé de l'école avec de la lecture : en voici pour vous. Il est inadmissible qu'un ouvrage comme Flon-FIon et Musette, édité par vos soins, puisse servir de support pédagogique en classe de maternelle. Je constate avec stupéfaction que jamais le mot "paix" n'est cité dans ce livre, alors que la guerre y règne onze fois en seize pages, Comment imaginer qu'une institutrice parle aux enfants du jour sans évoquer la nuit ? Comment parler d'exemple sans y apposer un contre-exemple ? Comment présenter la notion de bien sans l'opposer à celle du mal ? Pourquoi distribuer aux enfants un livre qui ose parler de la guerre sans définir la paix ? Pourquoi dupliquer des images terribles, emplies d'une tristesse et d'une cruauté infinies, appuyées par un texte plein d'amertume ? Je ne vous remercie pas d'avoir placé mon enfant devant un malaise dont on aurait pu se passer: «Mauvaise nouvelle, la guerre va bientôt arriver», «Ton amie est de l'autre côté de la guerre», «La guerre ne meurt jamais, mon petit Flonflon, elle s'endort seulement de temps en temps» ! ... Ça, c'est le bouquet ! Si votre intention est de dire que l'amour peut vivre malgré les barbelés, ou encore que la guerre c'est la vie, ayez la décence d'indiquer aussi, en contrepoint, que l'amour peut s'accommoder parfaitement de situations de paix et que la vie peut naître d'autres choses que de viols. Que retirer de positif de votre conte débile ? Rien, si ce n'est que vous prenez mon fils en otage sans annoncer la règle du jeu. Respectez donc la personnalité naissante de mon fils ! Contribuez plutôt à son équilibre ! Et merci de placer ce livre hors de portée des enfants de Maternelle.



Ecole des Béalières, Meylan

Le témoignage de Suzy, institutrice de maternelle

Nous, plus tard, on ne fera pas la guerre

[Entretien avec Suzy, une institutrice de l'école maternelle Les Béalières (Meyla, 38) qui a lu Flon-Flon et Musette avec des enfants de cinq ans et six ans. - Propos recueillis par Thierry Lenain.]

- Pourquoi avez-vous choisi d'exploiter l'album “Flon-Flon et Musette” dans votre classe ?
-Suzy: Il régnait un climat de violence au sein du groupe, dû en partie aux problèmes familiaux de certains enfants. J'ai estimé nécessaire de verbaliser cette violence pour essayer de la canaliser. J'ai préféré pour cela utiliser un livre comme support, plutôt que de me limiter à une discussion que les enfants auraient très vite risqué de percevoir comme une leçon de "morale" d'un adulte à leur égard, et qui n'aurait par conséquent pas eu le même impact.

-Ouvrir ce livre, c'était aussi évoquer une expression particulière de la violence humaine : la guerre...
-Les enfants savent bien que la guerre existe, il ne vivent pas dans une bulle. Il y a la télévision, les journaux, les affiches publicitaires qui les abreuvent de nouvelles qu'ils ne maîtrisent pas. Je crois qu'il est alors utile d'en parler avec eux, plutôt que leur laisser imaginer des choses fausses. Et puis ce livre n'est pas visuellement choquant, comme peuvent l'être certains films ou dessins animés.

-En quoi parler de la guerre répondait-il à votre volonté de faire face au climat de violence de la classe ?
-Je voulais situer la violence des enfants par rapport à celle des adultes, établir le liens qui existent entre elles. Mon intention était d'aider les enfants à appréhender leurs actes comme une expression de la violence inhérente à tout être humain, pour mieux leur permettre d'agir dessus. Flon-Flon et Musette permettait ce travail.

-Quels en furent les résultats ?

-Les enfants ont d'abord pu analyser leurs comportements et leurs sentiments : pourquoi ils avaient envie de se battre, pourquoi ils se sentaient ensuite coupables et avaient envie de pleurer. Ils se sont rendus compte que les adultes pouvaient ressentir la même chose. Ils ont alors eu envie de faire des efforts pour résoudre les situations tendues. Quand il y avait un problème entre deux enfants, les autres ne les excitaient plus, ils essayaient au contraire de discuter avec eux.

-Ont-ils projeté leurs nouvelles attitudes dans leur futur d'adultes ?
-Oui, ils disaient par exemple: «Nous, plus tard, on ne fera pas la guerre. Si aujourd'hui on essaie de ne pas se battre dans la cour, plus tard on évitera la guerre».

-Flon-Flon et Musette ne leur a donc pas offert une vision traumatisante d'un monde éternellement en guerre ?
-Au contraire. Ils étaient très confiants dans leur capacité à agir sur l'avenir.

-Vous avez lu les lettres de parents que nous reproduisons ici; que pensez-vous notamment de leurs réactions à la phrase de l'album: «La guerre ne meurt jamais, il faut faire attention à ne jamais la réveiller» ?
-Ces lettres posent le problème du statut de l'enfant. Parce qu'il ne serait qu'un enfant, les livres ne devraient pas I'entretenir de telles questions mais lui présenter un monde merveilleux exempt de toute violence. Or l'enfant sait bien qu'il a de la violence en lui. Il connaît aussi la violence des autres (celle des gestes, des mots, des situations). Faut-il le culpabiliser et le désespérer en lui laissant croire à une paix magique qui lui serait interdite à cause de sa violence et de celle de ses proches (les copains, voire la famille) ? L'important était pour moi que l'enfant devienne acteur par rapport à la violence, qu'il puisse agir sur la sienne et se situer par rapport à celle des autres. A la lecture de la phrase que vous citez, les enfants étaient très émus. Ils disaient : «C'est vrai, la guerre ne meurt jamais. Il faut faire attention, il faut faire quelque chose». Leurs réflexions ont étonné plus d'un parent. Encore fallait-il les écouter...



Cléo

Le témoignage de Cléo, 6 ans, élève de Suzy

Qu’en dis-tu, Cléo ?

Flon-Flon et Musette, c’est un livre qui parle de la guerre mais qui finit bien. Le papa revient, même s’il a une jambe coupée et un bras qui fait mal. L’image de la bataille fait un peu peur, mais il n’y a que quatre morts et c’est des lapins. Ce n’est pas comme un autre livre que je connais.
Ce qui fait peur, c’est quand le papa dit : «La guerre va bientôt arriver». C’est le mot guerre qui fait peur.
Si on en envie de lire cette histoire, on la lit. Si on n’a pas envie, on ne la lit pas.




Commentaires d'internautes après la première mise en ligne de cet article en 2007


Librairie VOYELLES, Les Sables d'Olonne
Écrit par : Olivier ANSELM | 07 juillet 2007
Ce débat eut donc lieu en 1994, l'année... du génocide au Rwanda, l'année qui précéda le martyr de Sarajevo et les massacres de Srebrenica, quelques temps avant que la folie s'empare du Kosovo. Pour ne s'en tenir qu'à des événement relativement proches de nous. Inutile de dire qu'en tant que libraire jeunesse mais aussi en tant qu'ancien professeur d'histoire j'approuve sans réserve les propos d'Elzbieta et que j'applaudis à l'initiative intelligente de l'enseignante de maternelle.

Certes, la guerre n'est pas un sujet facile ; il est, sans mauvais jeu de mots, éminemment miné ! Mais, à mon avis, la seule erreur certaine et grave que l'on commettrait à ce propos, c'est de ne jamais en parler aux enfants ou en en gommant artificiellement l'essence tragique ! Or, toutes mes expériences personnelles et professionnelles m'ont prouvé que les enfants, quel que soit leur âge, ont toujours plus de compréhension et de sagesse que les adultes ne leur en prêtent a priori. Mais ce que j'ai également appris, c'est les enfants appréhendent d'autant mieux ce sujet que les adultes qui leur servent de médiateurs (directement ou indirectement : auteurs, enseignants, parents) ont une pensée claire, sinon saine, vis-à-vis du sujet lui-même.

Du coup, il me semble (sans vouloir leur jeter la pierre) que ceux qui me paraissent les plus "traumatisés" dans ces débats, ce sont les parents qui s'expriment. Traumatisés face au tragique de la guerre, au tragique de la vie elle-même (dans un sens camusien, c'est-à-dire une vie dénuée de transcendance et absurde, une absurdité contre laquelle on se révolte, lucide - la vie, le monde, les hommes sont ce qu'il sont - mais jamais résigné), au tragique aussi de leur rôle de parents qui désirent naturellement paix et bonheur complets pour leurs enfants et qui pourtant ne peuvent faire fi des réalités de l'existence (une existence qui nous concerne dès que nous venons au monde, et qui n'attend pas que nous ayons 3 ans, 6, 7, 10, 15 ou 18 ans...).

A une échelle moindre, mais tout aussi problématique et attristante, je remarque en tant que libraire que bien souvent, des parents ou grands-parents sont réellement effrayés, très inquiets et pour tout dire immédiatement rebutés lorsque je leur présente un album qui présente, même de manière très minime, des scènes ou des situations "qui peuvent faire peur" ! Et à ce compte là, même un vague loup, ou un air de sorcière, ou encore tout simplement un visage qui n'a pas l'air résolument épanoui et pleinement heureux, ou bien un peu trop de "noir" au lieu de couleurs pimpantes, peut les dissuader complètement de "mettre ça" entre les mains de leur enfant (trop jeune, trop fragile, trop sensible, trop impressionnable, etc.).

Très naïvement, avant de devenir libraire, il me semblait que des décennies de recherches, analyses, réflexions, connaissances... en pédagogie, psychologie ou psychanalyse... ou le travail de fonds des artistes, des enseignants, des éducateurs... avait fini par mettre quasiment fin à ces comportements irrationnel de crainte ou ces conceptions "rose cocon" de l'enfance. J'avais tort.



Écrit par : DUGAND Bernadette |
11 novembre 2007
J'ai moi-même exploité ce conte dans un classe de CP, en ZEP ; je l'avais inclus dans un réseau littéraire sur le sentiment amoureux.
Aux côtés de contes traditionnels merveilleux qui finissent par "ils se marièrent et eurent beaucoup d'enfants", mes élèves ont apprécié de partir à la rencontre de personnages qui s'aiment, qui s'attendent, qui traversent les épreuves......... Comme eux.
La guerre dans tout cela ? Dans les ZEP de france, quand on a 6 à 8 ans, on a parfois cotoyé la guerre, la vraie...... et c'est bien d'en parler et d'être accompagné.
Et puis quand ce n'est pas la guerre, c'est la vie, et les papas qui s'en vont pour d'autres horizons et qui en reviennent un peu meurtris, on en connaît et on en parle.
A travers ce conte, on apprend qu'on peut vivre et s'aimer malgré tout.....Non, ce n'est pas débile.
Écrit par : sylvie Bedfert | 10 juillet 2007
Enseignante en maternelle, j'utilise le roman FLON FLON ET MUSETTE depuis plus de dix ans au moment du 11 novembre por évoquer la guerre.
C'est en faisant des recherches sur les exploitations possibles du roman en maternelle que je suis tombée sur les réactions des deux parents indignés : je suis stupéfaite de leurs réactions : que de violence dans leurs propos !
Pour moi, Flon Flon est le plus bel hymne à la paix que je connaisse pour des enfants en primaire. Après avoir lu le roman, je leur explique le 11 novembre grâce à une fiche de Perlin et Pinpin, on discute ( Qu'est ce que la guerre ? Y a t-il encore des guerres ? Qu'est ce que les adultes peuvent faire quand ils ne sont pas d'accord au lieu de se battre ...) et on finit la discussion par un dessin légendé "il ne faut pas faire la guerre car...".
J'utilise aussi le roman PETIT GRIS pour parler de la pauvreté.
Chapeau pour vos romans Mme Elzbieta !


Écrit par : julia rabier |
17 décembre 2007
J'ai suivi des études d'illustration et je désire à présent devenir auteur et illustratrice d'album jeunesse.Je travaille en ce momment sur mon premier projet d'album et la question du thème s'est poseé plus d'une fois. Cette fois ci ce sera la jalousie entre frères et soeurs mais j'ai en réserve une histoire qui traite du difficile sujet de la mort. Pourquoi pas de la guerre? Quelque soit les réticences des parents l'éditeur ne peux censurer un livre qui aborde un sujet délicat. Bien au contraire, si ce sujet est abordé de manière sensible et intelligente, il sera d'une grande aide pour l'enfant. Ecrire pour les enfants comporte une responsabilité et aucun des passionnés de ce milieu de l'édition ne la prend à la légère. Mon avis est d'inclure dans cette responsabilité le devoir de ne pas succomber aux tabous et aux idées reçues.

Je souhaite aussi rappeler que les contes populaires (que vous présentez comme des modèles de joie édulcorés)ont été transformés au fil des siècles par des collecteurs comme Perrault et eux même censurés pour ne pas choquer les bien pensants de la Cour de Louis XIV. Des passionnés ont essayés de sauver les contes de la littérature orale qui survivaient dans les campagnes jusque dans les années 1950. Ces versions là sont beaucoup moins gentilles et pourtant bien plus fortes et édifiantes. Certes le prince et la princesse se marient à la fin, mais ils surmontent avant des épreuves chargées de symboles et parfois très dures.

Je suis partisane de la douceur mais aussi de la sincérité et dans Flonflon et Musette, la couverture à elle seule est un message d'espoir: ils sont deux et ils s'aiment. Je pense que l' enfant ressent en lui même la notion de drame. Il suffit de lire avec lui "l'arbre sans fin" de Claude Ponti pour sentir son profond questionnement au moment de la mort de la grand-mère, et l'énergie bienfaisante qu'il ressent en refermant le livre.
Surmonter, c'est aussi ça grandir.


Écrit par : Aurelie |
15 octobre 2009
J'ai 21 ans, et le seul livre que j'ai gardé de mon enfance (4-5 ans) c'est Flon-Flon et Muzette. C'est même le seul dont je me souviens. C'est une magnifique histoire. Nous vivons chaque jour dans un monde en guerre, ce livre ma fait comprendre le mal autrement que par des images vu à la télévision. J'ai compris le mot guerre et le mot amour, le monde n'est pas beau mais il le devient grâce à l'amour. Je ne seras jamais prête à faire la guerre, sans doute grâce à ce livre et surtout j'ai jamais fait de mal à personne. Ce livre, c'est lui qui m'a fait découvrir la vie.
Je fais toujours attention à ne pas réveiller la guerre.
l'illustration est simple mais très forte et lhistoire est tout simplement magnifique.



Écrit par : heloise |
11 février 2010
En réponse à tous les parents, enseignants, adultes qui ont peur de voir leur enfant traumatisé en lisant ce livre :
J'ai 22 ans et ce livre est un des seuls dont je me souvienne petite. L'histoire est belle et imparfaite et c'est ce que les enfants retiendront. Pourquoi les penser toujours incapables de comprendre la réalité ? Moi je pense que la vie de beaucoup d'entre nous ressemble ou a ressemblé à celle de Flon-Flon et Musette.
Les enfants retiennent l'histoire d'amour plus que l'histoire sur la guerre même si les images sont fortes (ce sont des lapins ne l'oublions pas).
Donc laissez les lire en paix.


Écrit par : celine |
20 octobre 2010
je suis enseignante et j'ai étudié cet album avec mes élèves.
pourquoi? pour leur montrer ce qu'est la guerre, eux qui pensent comme das les jeux vidéo qu'après game over on recommence tout
et puis pensez vous que Barbe Bleue, le petit chaperon rouge ne sont pas tout aussi violent que "flon flon et musette"?
un homme qui tue ses femmes et une gamine qui sésobeit et se fait manger par un loup......
cet album amène beaucoup de questionnement et surtout c'est une très bonne base pour l'éducation civique......