dimanche 14 mai 2017

Rainbow Rowell, Fan of yours !

Rainbow Rowell
Carry on est, à part entière, l’ultime épisode d’une saga qu’on avait découverte en abîme dans Fangirl, le précédent roman de Rainbow Rowell – une auteure dont les écrits inspirent de nombreuses fanfictions (genre dont sont adeptes ses propres personnages!). Merci à Adeline Escoffier (PKJ) d’avoir permis à Florence Laurent, libraire au Liseron et fan inconditionnelle, d’interviewer l’écrivaine américaine.


FLORENCE LAURENT: Carry On est le huitième tome de la saga Simon Snow que Cath, l’héroïne de votre précédent roman, et moi-même attendions impatiemment! Quand vous écriviez Fangirl, aviez-vous déjà cette ultime épisode déjà en tête? 
RAINBOW ROWELL: Quand j’ai fini Fangirl,  je n’ai pas réussi à  abandonner pour autant le monde de Carry On. Je m’étais très vite sentie proche des personnages principaux, du personnage maléfique, de leur système de la magie. J’ai donc décidé de leur donner une suite. En revanche, je pensais écrire une nouvelle – une sorte de bonus – mais ma passion pour ces personnages, surtout Baz, m’a poussée à écrire davantage. L’histoire s’est mise à grandir et à se complexifier, jusqu’à devenir mon plus gros livre à ce jour!



FLORENCE LAURENT: Les fanfictions pullulent sur internet.... et certains sont de plus en plus éditées par la suite. Qu'en pensez-vous?
RAINBOW ROWELL: Les gens se sont toujours raconté des histoires à propos des mondes fictifs qu’ils aiment. Autrefois je m’imaginais dans l’univers de Star Wars, ou comme membre des X-men. Maintenant, avec internet, nous pouvons partager ces histoires avec d’autres fans. Je pense que c’est presque toujours une bonne chose.


FLORENCE LAURENT: Est-ce que vous lisez des fanfictions? En avez-vous lu sur Simon et Baz avant d'écrire Carry On? Quelle sensation cela fait-il de voir ses personnages repris par d’autres?
RAINBOW ROWELL: Je lis en effet de la fanfiction – mais jamais sur mes personnages! Je suis très contente que l’on écrive ces histoires. C’est incroyable de savoir que des lecteurs se lient à mes livres, et qu’ils se lient de façon à être inspirés pour faire leur propre oeuvre et raconter leurs propres histoires. Mais je n’arrive pas à lire les fanfictions concernant mes livres parce que je ne suis jamais complètement détachée de mes personnages, et je veux garder intact mon propre headcanon (ndt: éléments et interprétations d’un univers fictif imaginés, sans qu’ils soient nécessairement visibles dans l’oeuvre). Cela dit, j’adore regarder les fan art de mes livres. Vous pouvez jeter un coup d’œil à certains d’entre eux ici: pinterest.com/rainbowrowell/


FLORENCE LAURENT: En France, trois de vos romans sont parus: Fangirl, Eleanor & Park et Carry On. Les trois ont un traitement totalement différent, mais où l’amour se retrouve toujours en fil conducteur. Comment passez-vous d’une histoire à l’autre? D’où viennent vos idées?
RAINBOW ROWELL: J’aime commencer quelque chose de totalement nouveau quand j’écris un livre. Je ne cesse de changer de style afin de rester intéressée et d’éviter de réécrire toujours le même livre. J’aime aussi me donner des défis. J’aime essayer des choses différentes et voir comment je m’en sors. Quant à l’amour, je n’aime pas la façon dont la romance est trop souvent réduite à son propre genre. L’amour est une part trop importante de nos vies. J’aime les grandes histoires avec beaucoup de romance.


FLORENCE LAURENT: Vous écrivez principalement pour des Young Adult, pensez-vous écrire pour des lecteurs plus jeunes?
RAINBOW ROWELL: Je ne me vois jamais écrire pour cette cible. J’ai écrit à propos d’ados, à propos d’adultes. Les adultes lisent mes livres pour ados, et les ados mes livres pour adultes. Je ne me vois pas écrire des livres pour enfants pour l’instant, mais j’imagine que rien n’est impossible.


FLORENCE LAURENT: Question Bonus : Ma collègue n'arrive pas à se remettre de la mort d'Hodor dans Game of Thrones. Comment, vous, l'avez-vous vécue? 
RAINBOW ROWELL: Spoiler! Je n’ai pas encore lu Game of Thrones. Et j’attends de lire les livres avant de regarder la série!

Propos recueillis par Florence Laurent, librairie Le Liseron à Mulhouse, et traduits par Adeline Escoffier



Simon est l’élu et, parce qu’il est le plus puissant de tous les magiciens, c’est lui qui doit empêcher le monde des mages de s’effondrer. En attendant de pouvoir sauver le monde, il est scolarisé à Watford, une école de sorciers, et doit cohabiter avec Baz que l’on soupçonne d’être un vampire et qui n’est autre que son pire ennemi proclamé… Les deux jeunes gens sont les héros d’une série de livres, Simon Snow, que Rainbow Rowell a introduit en abîme dans son précédent roman Fangirl, leur conférant une renommée mondiale…  Fangirl nous plongeait dans l’univers de Cath, jeune fan de la saga en question. Elle passe son temps à elle-même écrire des fan-fictions sur Simon et Baz, persuadée qu’il existe une romance entre eux deux. Elle espérait dans Fangirl que le dernier tome de Simon Snow lui en apporterait la preuve, elle l’attendait avec impatience… et nous aussi!  Et nous voilà, elle et nous, comblés par Rainbow Rowell qui, avec Carry On, propulse le lecteur dans ce dernier tome de la série Simon Snow, ou amour et humour se mêlent de façon MAGIQUE. Les fans de Rainbow Rowell vont se retrouver dans un univers qui rappelle un certain sorcier avec une cicatrice… Et, grâce au talent de l’auteur, ils ne seront pas déçus! Ce roman ne s’encombre pas de détails et va directement au coeur de l’action, et c’est sans pression que nous ressortons. - Librairie Le Liseron