dimanche 26 novembre 2017

Sur le stand de Citrouille : les éditions la Joie de Lire vous présentent Romain Puértolas et son premier roman pour ados (+ un extrait !)

Romain Puértolas © Éric Clément
Avec son tout premier roman destiné au jeune public, Un détective très très très spécial (Éditions La Joie de lire, octobre 2017), Romain Puértolas fait des étincelles. Toute la presse en parle! Le Figaro littéraire, le magazine Lire, France Inter, France 2, Le Progrès, Okapi… Les journalistes sont unanimes, saluant «une fable déjantée et surprenante » (Je bouquine), un livre qui «vous retourne le cœur» (Télématin – France 2), ou encore «137 pages de bonheur » (France inter - La librairie francophone). Bref, pour un coup d’essai c’est un coup de maître!

Avec cet humour caustique et décapant qui plaît déjà tant à ses millions de lecteurs adultes (plus d’un million et demi d’exemplaires vendus dans le monde entier de L’Extraordinaire voyage du fakir qui était resté coincé dans une armoire Ikea, Éditions Le Dilettante), Romain Puértolas narre les aventures de Gaspard, brillant trisomique de trente ans, d’une curiosité insatiable, qui cumule deux emplois: vendeur dans une boutique de souvenirs made in China le matin et renifleur d’aisselles pour un fabricant de déodorant le soir! Or, suite à un tragique concours de circonstances, Gaspard se retrouve au chômage du jour au lendemain. Enfin, pas pour bien longtemps. Il est bientôt recruté par un cabinet de détective privé pour enquêter sur la mystérieuse mort d’un patient dans un centre d’éducation spécialisé… Un bel éloge de la différence!

Touche à tout de génie, Romain Puértolas a su garder son âme d’enfant. Il pose d’ailleurs sur le monde toujours le même regard émerveillé et de nombreux questionnements. La curiosité, voilà ce qui guide cet hyperactif (un point commun avec Gaspard) qui a déjà vécu plusieurs vies. Toujours en mouvement, ayant mille projets en tête, il écrit partout et tout le temps, sur tout ce qui lui tombe sous la main. Admirateur de Jules Verne, Zola et Lovecraft, il manie la plume depuis l’âge de six ans. Des bandes dessinées d’abord puis des poèmes et enfin des romans. Cinq à ce jour.

Il s’avoue collectionneur inconditionnel de Tintin. Il possède d’ailleurs dans sa villa un véritable petit musée avec de nombreuses premières éditions de Tintin du monde entier. Il lui arrive de lire jusqu’à cinq livres à la fois, et en plusieurs langues s’il vous plaît… Doté d’une oreille très très très musicale, il parle, outre le français, l’espagnol et le catalan (c’est utile par les temps qui courent!), l’anglais et le russe. Il a même appris le swahili dans l’avion lors de son voyage de noces au Kenya…

Attiré depuis toujours par les films de James Bond (et fan absolu de Starsky et Hutch), Romain Puértolas avait réussi les examens pour être traducteur-interprète d’espagnol et d’anglais à la DGSE (services secrets français).  Mais déçu par le côté trop pantouflard du poste (rien à voir avec la vie trépidante de 007!) il a finalement renoncé et est devenu officier de police! De l’action, de l’adrénaline… il faut que ça bouge dans sa vie comme dans ses romans. Son best seller toutes catégories, L’extraordinaire voyage du fakir qui était resté coincé dans une armoire Ikea, 550 000 exemplaires rien qu’en France, sort en bande dessinée en octobre 2017 (Éditions Jungle). Un film est également en préparation, sortie prévue en mars 2018, avec à la réalisation Ken Scott, et Bérénice Bejo en tête d’affiche. Autant dire qu’un nouveau monde s’ouvre à Romain Puértolas, qui assure ne pas vouloir pour autant  délaisser la littérature ado… À La Joie de lire on se réjouit!

(Présentation de l'éditeur)


 
EXTRAIT DE UN DÉTECTIVE TRÈS TRÈS SPÉCIAL, DE ROAMIN PUÉRTOLAS AUX ÉDITIONS LA JOIE DE LIRE

Chapitre 1

Les porte-clefs chinois les plus français du monde (et vice versa)
«Je me demande si les touristes chinois qui viennent visiter Paris sont conscients qu’ils achètent en réalité des souvenirs  fabriqués chez eux.

Chaque fois que je les vois descendre en vitesse de leur bus et se presser dans mon magasin comme autant de fourmis frénétiques, j’ai envie de leur arracher des mains les tours Eiffel miniatures qu’ils ont piochées dans mes petits paniers et leur montrer l’inscription Made in China que l’on n’a même pas cherché à cacher dans l’anneau des porte-clefs.

Au lieu de ça, je les encaisse avec un grand sourire. Je leur glisse même, quand je suis en forme, les deux, trois mots basiques de mandarin que j’ai appris en regardant les films de Jackie Chan. Ni Hao ! Xiéxié !

Après tout, mon patron n’apprécierait sûrement pas que je me mette à dos des clients, et puis je doute sérieusement que je puisse les dissuader d’acquérir ces fabuleux trésors en fer blanc pour lesquels certains ont parcouru plus de dix mille kilomètres.

Ici, à Montmartre, on vend du rêve qui ne revient pas cher. L’os du confit de canard est scié, ce qui signifie qu’il est industriel, les cuisses de grenouille proviennent de grenouilles à six pattes que l’on élève spécialement pour la restauration, et les desserts faits maison griffonnés à la craie blanche sur l’ardoise des crêperies font l’objet d’arrivages quotidiens dans de grosses boîtes de vingt-quatre portions congelées. Ils sont faits dans une maison, en effet, une grosse maison que l’on appelle usine.

En fait, c’est un joli quartier en trompe-l’œil, construit en carton-pâte puis peint en rose, un peu comme Disneyland qui se situe à quarante kilomètres à vol de Buzz l’Éclair d’ici.

Dans notre domaine, la vente de souvenirs, on est pas mal non plus. Les tableaux d’œuvres originales sont des reproductions digitales faites à grands tirages, les tee-shirts peints à la main sont imprimés au fer à repasser par des Vietnamiens du XIIIe arrondissement qui, effectivement, ont des mains, et les bérets typiquement parisiens sont acheminés par avion depuis un pays dont je ne me rappelle plus le nom mais qui finit par -stan.

Bref, lorsque je vois à quel point il est facile d’entourlouper un touriste ici, je me demande parfois lequel des deux est le plus retardé mentalement, si c’est lui ou moi.

En parlant de retard, Rachid, mon patron, se fait encore attendre, ce qui me pose un sérieux dilemme. Je ne peux pas partir et laisser le magasin en plan, sans surveillance, avant qu’il ne soit arrivé, et d’un autre côté, je ne peux pas l’attendre éternellement non plus car je dois prendre mon tour à mon autre travail. Si mon patron faisait un peu plus attention aux conséquences de ses actions, la Terre tournerait bien plus rond. Mais voilà, il ne pense qu’à sa petite vie et il sait que je suis bien trop professionnel pour fermer le magasin et m’en aller alors que les touristes se pressent à nos portes. Ce qui l’arrange et il n’hésite pas à en abuser.

En engageant un trisomique, Rachid pensait doubler son chiffre d’affaires. Eh bien, il s’est trompé. Je l’ai triplé. À croire que la misère humaine fait toujours vendre au XXIe siècle. Même si je ne me considère pas tout à fait comme le meilleur ambassadeur de la «misère humaine».

Avec ce que je gagne au magasin, je pourrais facilement m’en sortir, sans compter que je vis encore chez papa et maman et que je ne paye donc pas de loyer, bien que je les aide de temps en temps. Ils me gardent auprès d’eux, malgré mes trente ans, sous prétexte de pouvoir mieux m’enseigner à être autonome, ce que je trouve être un paradoxe. Moi, je joue la crédulité et les laisse ainsi conserver sur moi un semblant de contrôle. J’aime tellement leur faire plaisir.»






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