vendredi 29 novembre 2019

Un plaisir et même une nécessité — Benoît Debecker



«Si je m’ennuie en écrivant, le lecteur forcément s’ennuiera aussi. Alors si c’est le cas, je passe à une autre histoire.» Catherine Boivin (librairie La Luciole) a rencontré l’auteur illustrateur de Émile le crocodile, Benoît Debecker.

CATHERINE BOIVIN: Votre Émile est un petit crocodile qui cherche sa vocation. Avez-vous trouvé la vôtre?

BENOÎT DEBECKER: Si je comptabilise le temps passé à écrire et à dessiner... j’espère bien ne pas m’être trompé de voie de ce point de vue! Vocation, je ne sais pas, mais à coup sûr un plaisir quotidien et même une nécessité.

CATHERINE BOIVIN: Ah... Là, je pense à votre Arthur (Arthur le bandit, au Seuil Jeunesse). Inventer des histoires et les conter l’aide à arrêter ses méfaits, à changer de vie. Et vous, pourquoi nous racontez-vous des histoires?

BENOÎT DEBECKER: D’abord, je suis un gros lecteur, la lecture est mon passe-temps principal une fois ma journée finie; comme la majorité des auteurs, je suppose. Sinon, pourquoi je raconte des histoires?... Je ne sais pas. Une chose est sûre, j’aime beaucoup écrire, au moins autant que dessiner.

CATHERINE BOIVIN: Et comment construisez-vous vos histoires?

BENOÎT DEBECKER: Sans histoire qui tienne la route, il n’y a pas de récit. Aussi je veille à la fameuse trilogie: introduction, développement et conclusion. J’attache également énormément d’importance au rythme de la narration, page après page, et à celui des mots, à leurs saveurs, leurs résonances. Ce dernier aspect est d’autant plus important que les albums dédiés à une certaine tranche d’âges sont d’abord lus à voix haute. Et puis j’ai une règle: si je m’ennuie en écrivant, le lecteur forcément s’ennuiera aussi. Alors si ça se présente, je passe à une autre histoire, remisant la première dans un tiroir dont elle ressortira peut-être un jour, ou pas.

CATHERINE BOIVIN: J’ai aperçu une statue de Babar dans Émile le crocodile. Jean de Brunhoff fait partie de vos incontournables de la littérature jeunesse?

BENOÎT DEBECKER: Lui, j’ai dû le croiser enfant... Bien sûr, c’est un incontournable de la littérature jeunesse, un classique. Assez classique pour que je dessine sans trop y réfléchir le square Babar dans Émile le crocodile...

Lire la suite de cette interview dans le n°84 de Citrouille à découvrir dans les Librairies Sorcières et sur des stands d'éditeurs à Montreuil, dont ceux d'Actes Sud, Rouergue, Gallimard, Flammarion, Rue du monde, Ecole des loisirs...


















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